Femu a Corsica
Ghjovi u 24 d'Aprile 2014

Suites de la catastrophe de Tchernobyl

QUESTION ORALE DEPOSEE PAR Madame Fabienne GIOVANNINI AU NOM DU GROUPE « FEMU A CORSICA »


Monsieur le Président, 
 
Nous sommes à la veille du triste anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, le 26 avril 1986. Notre groupe ne pouvait se résoudre à l’oubli de cette date dramatique qui a affecté « 9M de personnes dans le monde et 2M d’enfants », selon le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan en 1995. 
Depuis, hélas, le bilan s’est encore aggravé. 28 ans ont passé, la situation reste dramatique pour les pays les plus touchés (Ukraine, Biélorussie, Russie). On construit un second sarcophage pour protéger le premier fissuré et menaçant. Des milliers de tonnes de déchets radioactifs sont à l’air libre. Une vaste zone dite « interdite » est contaminée pour des siècles. On continue de mourir des conséquences de cette catastrophe. Pire, un autre drame épouvantable se produit au Japon et la situation échappe au contrôle des techniciens nucléaires. Trois réacteurs sont en fusion, il est impossible d’approcher les barres de combustible pour les neutraliser, on a perdu trace du corium qui s’est répandu au-delà des enceintes de confinement, depuis trois ans la centrale crache des particules radioactives et une eau hautement radioactive se diffuse inexorablement dans l’océan. 
 
Les leçons de Tchernobyl n’ont pas été tirées non plus en France. Malgré la vérité éclatée au grand jour, malgré les centaines de malades, malgré les résultats de la première enquête épidémiologique indépendante rendue le 4 juillet 2013 à la demande de notre Assemblée. L’Ospedale Galliera de Genova qui a enquêté pour notre compte, va publier dans les revues scientifiques, notre assemblée va bénéficier d’un registre des cancers régional qui nous a tant manqué durant ces 28 dernières années, mais il est nécessaire de faire plus. À la demande de notre groupe, notre assemblée adoptait une motion à la quasi unanimité il y a trois ans (ci-jointe) qui demandait au gouvernement un débat sur la question du nucléaire et la tenue d’un référendum pour tout nouveau projet de centrale nucléaire. De plus, notre assemblée vous demandait de vous rapprocher des autres régions françaises afin de les inviter à en faire de même et de les sensibiliser aux résultats de notre enquête épidémiologique.
 
Pourriez-vous nous dire quelle suite vous avez donné à ces trois demandes de notre assemblée ?
 
Les catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima, l’état de vétusté de nos centrales nucléaires et l’obstination des gouvernements français à faire confiance en la technologie nucléaire, nous condamnent à la nécessité de se préparer à des catastrophes identiques en France. Or, la nécessité de modifier à la baisse les taux de radiation tolérées pour les populations en cas d’accident nucléaire, les procédures d’alerte, la protection des populations, le suivi des malades, tout est à revoir en terme de La Corse, de par l’impact qu’a eu sur son territoire le nuage de Tchernobyl et de par ses initiatives citoyennes et politiques, doit porter ce débat au niveau national. Etes-vous prêt à le faire telle que notre assemblée vous l’a demandé le 31 mars 2011 ?
Femu a Corsica

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