Femu a Corsica
Màrcuri u 25 di Ghjenaghju 2012

Sessione di l'Assemblea di Corsica : 26 è 27 di ghjinnaghju 2012


Sessione di l'Assemblea di Corsica : 26 è 27 di ghjinnaghju 2012

Première session de l'année 2012 à l'Assemblée de Corse. Elle débutera avec les traditionnelles questions orales, dont quatre du groupe Femu A Corsica :

- Mattea Lacave : Prugettu di Scena Naziunale ;
- Nadine Nivagionni : Centrale de Lucciana : modification de la PPI et de la commande des moteurs ;
- Fabienne Giovannini  : Le naufrage du Costa Concordia ;
- Hyacinthe Vanni : Problématique des incendies

 

Mattea Lacave : Prugettu di Scena Naziunale

Sò qualchì mese ch’ellu si tratta di a quistione d’una scena naziunale in Corsica. A merria di Bastia chì,  in principiu, era sola à capu di stu prugettu ci hà fattu sapè chì a Regione  ne feria dinù parte.
Oghje, u nostru gruppu cum’è parechji attori culturali, si dumanda qualessu hè l’interessu d’un prugettu simile pè a nostra regione ? Qualessi sò i scopi precisi  di sta realizazione ? Qualesse  seranu e cunseguenze è qualessi seranu i resultati nantu à a vita isulana.  Cumu stu prugettu pò ghjuvà à i creatori, à i publichi è a tutte e ghjente chì facenu campà a vita culturale  in paese nostru ? Vi  tocca à precisà a parte dedicata à a creazione isulana ch’ella sia in lingua corsa, francese o altru.
Ci piacerebbe à cunnosce  a mettudulugia è u calendariu scelti. Per ciò chì tocca à u finanzamentu, quantu u prugettu glubbale hà da custà è chì parte hà da riprisentà un ingagiamentu di a Cullettività nantu à u bugettu di a cultura ?  È noi altri, l’eletti, emu da esse assuciati à tutte e tappe di st’impresa ?
Per compie ci pare di primura d’urganizà una addunita larga di l’inseme di l’attori culturali è ancu una cunsultazione publica.  Vulemu sapè sè vò seriate prontu à urganizà reunione-dibattiti aperti à tutti, reunione d’infurmazione è di scambii perchì ognunu si pudessi sprime nantu à u sugettu di tanta impurtanza ?

 

Nadine Nivagionni : Centrale de Lucciana : modification de la PPI et de la commande des moteurs.

Depuis le début de cette mandature, les élus  de notre Assemblée ont débattu à de nombreuses reprises sur le renouvellement de la centrale thermique de Lucciana, tant sur les moyens d’approvisionnement que sur le choix du combustible.
L’alimentation de la centrale au Gaz Naturel Liquéfié a obtenu la préférence des Corses, et de nous tous dans cet hémicycle, lors des débats sur le plan énergétique. L’option fioul est, quant à elle, résolument rejetée par tous.
A ce jour, cette orientation politique unanime ainsi que la proposition alternative au Galsi  présentée  à notre Collectivité par Monsieur Proglio, PDG d’ERDF, n’ont toujours pas conduit à une modification d’inscription de la Programmation Pluriannuelle d’Investissements et à une modification de la commande des moteurs.
Le chantier de la centrale avance donc dans les termes initialement prévus.
La communication dans les médias sur la venue en Corse du Président de la République dans quelques semaines ne mentionne pas précisément ce sujet dans les points annoncés.
Madame la Conseillère Exécutive, Monsieur le Président du Conseil Exécutif, les élus du groupe FEMU A CORSICA vous demandent une nouvelle fois de leur faire savoir, selon quelle procédure et auprès de qui, comptez-vous faire acter la décision des élus de l’Assemblée de Corse sur cette question.

 

Fabienne Giovannini  : Le naufrage du Costa Concordia

Le naufrage du Costa Concordia sur l'îlot de Giglio en Toscane pose le problème de ces monstres des mers, qui, transportant des milliers de tonnes de pétrole, menacent les côtes méditerranéennes d'une pollution épouvantable dans des sites extrêmement fragiles.
On ne cesse de bâtir des navires toujours plus grands, sans réfléchir aux conséquences.
Il ne s'agit pas ici de remettre en cause l'économie de croisière mais de rejeter les transports de masse et les dangers de privilégier le business pour le business à la sécurité de côtes, sans parler de ce que veulent nous imposer en terme d'infrastructures portuaires ces politiques de la démesure...
Comme bon nombre de Corses, Femu à Corsica s'inquiète et a appelé dans un communiqué le gouvernement à prendre toute mesure conservatoire pour éviter une catastrophe majeure qui toucherait inévitablement notre île, l’ilot de Giglio se situant à seulement 100 km de la Corse.
Première question : qu'avez-vous fait pour garantir la sécurité de nos côtes ?
Plus généralement, nous n'avons jamais cessé d'alerter sur les dangers que fait courir le trafic maritime sur des zones aussi sensibles que le canal de Corse, et notamment les transports de matières dangereuses  comme les pétroliers et autres tankers, souvent très vétustes. Depuis plus de 30 ans, pour certains d'entre nous, nous oeuvrons à ce que les Bocche di Bonifaziu soient fermées au trafic des navires dangereux battant pavillon de complaisance.
Notre Assemblée s'emploie à la création d'un Parc Marin International dans les Bocche di Bonifaziu et a réclamé y compris dans le canal de Corse, la mise en place d'une Zone Maritime Particulièrement Vulnérable (ZMPV).
Notre groupe est parfaitement cohérent dans toutes ces luttes pour la protection de la Méditerranée.
Ainsi, Femu a Corsica rappelle que le scandale d'autorisation d'explorations pétrolières au large du Parc national de Port Cros, près du sanctuaire des cétacés, fait peser une menace grave sur l'ensemble des côtes de l'île et particulièrement pour nos aires marines protégées comme la réserve de Scàndula ou le Parc Marin International de Bonifaziu.
Nous rappelons la motion de l'Assemblée de Corse, votée à l'unanimité et restée sans réponse depuis le 29 juillet 2011, de même, l'action de l'eurodéputé François Alfonsi, de même, semble-t-il, vos courriers au Gouvernement.
Il est clair que nous ne pourrons nous faire entendre dans ce type de dossier qu'en pesant ensemble.
Nous en appelons donc à l'union des forces politiques pour exiger au minimum le respect de nos délibérations. Et nous vous demandons, comme nous l'avons fait à plusieurs reprises, Monsieur le Président, de prendre l'initiative d'une action commune entre toutes les oppositions au renouvellement de l'autorisation d'explorations pétrolières que s'apprête à donner le ministre de l'industrie.
 Outre le risque sismique et les nuisances graves pour les cétacés, un accident sur une plate forme à ces grandes profondeurs aurait des conséquences effroyables de type Golfe du Mexique. La Corse ne s'en remettrait pas.
Nous renouvelons donc notre question : qu'entendez-vous faire pour que soit respectée notre délibération du 29 juillet 2011 ?
 


Hyacinthe Vanni : Problématique des incendies

"Ma question porte sur la problématique des incendies.
En effet, même si notre Collectivité n’a pas compétence en matière de lutte contre les incendies, nous intervenons dans le financement des SDIS et au travers de l’Office de l’Environnement et de l’O.D.A.R.C, nous avons une grande responsabilité d’aménagement et de protection de notre territoire.
Depuis quelques temps, et l’actualité récente en est témoin, nous assistons à des incendies de plus en plus nombreux et de plus en plus violents hors période estivale qui ont dévasté plusieurs hectares de maquis et des villages ont même été menacés.
Les conditions météorologiques et le changement climatique nous amènent à nous interroger sur les moyens à mettre en œuvre pour anticiper et nous adapter au mieux à ce phénomène.
Nous pensons qu’aujourd’hui nous sommes à la veille d’une catastrophe majeure. Le territoire n’est pas assez entretenu et aménagé, ce qui crée un danger de plus en plus grandissant.
Face à ce constat, on se doit de réagir et d’augmenter les moyens d’aménagement et de prévention. En effet, tous les efforts ne doivent pas être concentrés uniquement sur la période estivale : nous devons exiger de l’Etat que les moyens aériens soient positionnés en Corse dès qu’une alerte météo est établie et quelque soit la période de l’année concernée ; de même, nous devons exiger que les arrêtés d’interdictions d’écobuage soient systématiques lorsque le risque d’incendie est élevé.
Nous devons donner plus de moyens à la prévention par le débroussaillage et le « girobroyage » qui doivent être une priorité ; mais aussi réfléchir au développement du brûlage dirigé en harmonie avec la protection de nos végétaux sans oublier le réchauffement climatique. Il est évident que cette réflexion doit être menée en collaboration avec le Conservatoire botanique.
En effet, monsieur le président, vous connaissez les possibilités qu’offre cette technique du brûlage dirigé que vous avez vous-même développée dans une autre Collectivité.
 Cette méthode semble aujourd’hui au point mort par manque de moyens, de vision régionale de la problématique ou de coordination entre les deux Départements.
Il est vrai que les objectifs définis dans le Plan de Protection des Forêts et des Espaces Naturels contre les Incendies en Corse (P.P.F.E.N.I.) semblent loin d’être atteints et apparaissent comme irréalisables compte tenu des moyens affectés à ce plan. Semblent et apparaissent, Monsieur le Président, car aucun bilan officiel ne nous a été remis, ni présenté à ce jour.
Ma question, Monsieur le Président, est donc la suivante : Quels sont les moyens que notre Collectivité pourrait mettre en œuvre pour intensifier cette prévention en coordination avec les deux Départements ? Notre Collectivité ne doit-elle pas faire sienne cette problématique afin de développer et de rationnaliser les moyens de prévention et d’aménagement ?
Le PPFENI prendra fin en 2012, il convient dès  à présent de réfléchir au développement de cet outil en proposant notre participation active au-delà ce qui est déjà fait à travers l’ODARC et l’OEC, notamment en y associant des représentants de chaque groupe de cette Assemblée mais aussi certaines associations ou organismes œuvrant dans la sauvegarde et l’aménagement de notre patrimoine environnemental, comme les sociétés de chasse et les agriculteurs.
Ne laissons pas notre patrimoine partir en fumée.
S’è no femu nunda oghje, dumane ùn ci firmerà pui ch’è cindere. Vi ringraziu.

Retour en images sur ces questions orales avec Alta Frequenza

La session s'est terminée avec les motions soumises au vote des élus, dont celle d'Agnès Simonpietri, au nom du groupe Femu A Corsica, relative à la création d’un « Conseil Scientifique Territorial de l’Archéologie et du Patrimoine – Cunsigliu Scientificu Territuriale di l’Archeologia e di u Patrimoniu » (CSTAP).



Agnès Simonpietri : creazione di u Cunsigliu Scientificu Territuriale di l’Archeologia è di u Patrimoniu

Ci-dessous, la motion :

- OBJET : ARCHEOLOGIE - PATRIMOINE

CONSIDERANT la richesse des débats et échanges autour de la Culture et du Patrimoine lors de la Session d’Octobre 2011 (Rapport 2011/E6/154), et les propositions qui y ont été faites,
CONSIDERANT d’une part le transfert annoncé des compétences concernant l’archéologie préventive de l’Etat à la Collectivité Territoriale de Corse,
CONSIDERANT le transfert partiel de l’archéologie programmée, et notamment de son financement, à cette même Collectivité,
CONSIDERANT le fonctionnement actuel de l’archéologie préventive comme de l’archéologie programmée, où la décision est prise par le Préfet après avis de ses services (Service régional d’Archéologie) et sur avis de la CIRA (Commission Interrégionale de la Recherche Archéologique) pour le Sud-est, donc sans participation de la CTC,
CONSIDERANT par conséquent que la Collectivité n’a pas la maîtrise des choix scientifiques alors qu’elle va devenir opérateur principal dans ce domaine,
CONSIDERANT que la gestion des sites fouillés relève également de sa compétence,
CONSIDERANT qu’il existe déjà pour certains sites (Cauria et Cucuruzzu par exemple) des Conseils scientifiques locaux,
CONSIDERANT que les décisions en aval des fouilles préventives (poursuite ou arrêt d’un chantier) doivent être prises en fonction de critères scientifiques, suivant l’importance historique des découvertes,
CONSIDERANT d’autre part le très important soutien financier apporté par la Collectivité à la restauration du patrimoine bâti (Eglises, chapelles, petit patrimoine),
CONSIDERANT que malgré son rôle de coordinateur de l’action culturelle et patrimoniale en Corse, elle n’a aucun moyen de faire respecter des exigences minimales en matière technique ou esthétique (cahier des charges cohérent en matière de restauration),

L’ASSEMBLEE DE CORSE

DECIDE la création d’un « Conseil Scientifique Territorial de l’Archéologie et du Patrimoine – Cunsigliu Scientificu Territuriale di l’Archeologia e di u Patrimoniu» (CSTAP).

Il sera chargé :
• De donner un avis scientifique sur les actions relevant de la compétence de la CTC en matière d’archéologie préventive, d’archéologie programmée, de mise en valeur des sites archéologiques et de restauration du patrimoine bâti.
• De proposer un programme pluriannuel pour l’archéologie programmée en liaison avec tous les partenaires concernés.
• De définir les règles de bonnes pratiques qui seraient opposables contractuellement aux Collectivités ou particuliers bénéficiant des aides financières de la CTC pour la restauration du patrimoine bâti.
• D’apporter son expertise aux services de la CTC en charge de ces domaines (Service du Patrimoine et Office de l’Environnement).
• De proposer des priorités dans les actions à mener par la CTC.

Il sera composé de 15 membres choisis sur une liste de personnes aux compétences reconnues dans le monde scientifique et associatif proposée par le
Conseil Exécutif. Il sera désigné pour 3 ans par l’Assemblée de Corse. »

La motion d'Agnès Simponpietri a été adoptée à l'unanimité.


La prochaine session de l'Assemblée de Corse se déroulera les 20 et 21 février 2012.
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