Femu a Corsica
Ghjovi u 5 di Ghjugnu 2014

QUESTION ORALE DEPOSÉE PAR M. Jean-Christophe ANGELINI AU NOM DU GROUPE « FEMU A CORSICA »

Après le vote quasi-unanime du PADD, en janvier dernier, notre Collectivité entre dans une nouvelle phase d’élaboration du PADDUC, au travers du Schéma d’Aménagement Territorial.


Inutile de rappeler ici notre degré de responsabilité. Le vote qui interviendra prochainement aura de fortes répercussions sur l’avenir de la Corse. Nous pouvons d’ores et déjà nous féliciter des travaux réalisés, des larges consensus qui ont été définis ainsi que des grandes orientations approuvées par notre Assemblée.
Compte tenu de l’imbrication des compétences et de l’importance des enjeux, nous avons privilégié une approche transversale et participative, une concertation particulièrement large, pour bâtir notre document socle. 
L’un des grands plans constitutifs du SAT est, à l’évidence, celui du Schéma Régional des Infrastructures et Services de Transport. Il devra être défini en adéquation avec les autres éléments du SAT, et notamment le Schéma de Développement Touristique.
Rappelons brièvement que le SRIT, à travers le SAT, doit répondre à la nécessité d’améliorer la mobilité des biens et des personnes, de contribuer au développement culturel et patrimonial de la Corse et de pallier les effets les plus négatifs des fractures territoriales.
Nous avons donc admis que les modes substitutifs au transport individuel doivent être privilégiés, au regard de leur impact moindre sur l’environnement et de leur capacité à transporter davantage de passagers. À ce titre, l’extension du réseau ferroviaire a été largement débattue. S’agissant du transport collectif routier, ce dernier peine aujourd’hui à trouver sa place tant les évolutions auxquelles il a du faire face contraignent la profession. 
Des réunions, fort constructives, ont récemment été initiées autour de ces problématiques. Il me parait donc pertinent, aujourd’hui, de saisir l’opportunité de l’élaboration concertée du SRIT pour fédérer les autorités organisatrices des transports autour d’un projet commun de développement et de modernisation des transports collectifs routiers. A court terme, et sans attendre la nouvelle ventilation des compétences induites par la réforme territoriale, la Collectivité Territoriale de Corse devra trouver, avec les deux départements, les voies et moyens d’un conventionnement équilibré des liaisons routières corses. A plus long terme, le SRIT doit jeter les bases d’un développement intermodal des transports insulaires qui apporte des réponses concrètes et ambitieuses en terme notamment de promotion des transports publics, de tarification combinée et d’information des voyageurs.
S’agissant du sujet plus particulier du tourisme par autocar, nous devons, là aussi, faire le constat que nos marges de progrès sont immenses. Le tourisme par autocar contribue très largement à l’économie de l’Ile et singulièrement à son économie touristique. Cette activité est intimement liée à l’activité des autres opérateurs de tourisme sur l’île, que l’on évoque les hôteliers, les restaurateurs ou les acteurs culturels. Essentiellement saisonnière, elle mérite aujourd’hui d’être régulée, d’une part en raison de l’inadaptation du réseau viaire corse et d’autre part, pour protéger les sites remarquables de l’Ile.
Nous savons que l’emprise d’un autocar équivaut à 30 véhicules particuliers, générateurs d’encombrements et de circulation. En matière environnementale, les autocars sont aujourd’hui assujettis à des normes de dépollution souvent très supérieures à celles supportées par les véhicules particuliers.
Pour autant, le gabarit des autocars pose des problèmes très sérieux de circulation et de stationnement sur l’île (notamment aux abords des sites naturels et remarquables). Dans le même temps, les infrastructures d’accueil des autocars de tourisme sur l’île ne sont pas nécessairement adaptées à l’accueil des autocars autour des sites visités.
La profession, au travers notamment de la FNTV, a été consultée. Plusieurs pistes sont aujourd’hui mises en débat.
D’une part, une réflexion globale relative à l’amélioration des aires d’accueil et de stationnement (normes d’accueil – régulation – tarifs et redevances). 
D’autre part, la mise en place d’une éco-contribution à destination des transporteurs extérieurs, en corrélation directe avec la non-adaptation de leurs véhicules (en termes de gabarit ou de normes environnementales) ; ce système de contribution pourrait être l’une des voies contribuant au financement et à l’amélioration des aires d’accueil et de stationnement. D’autres pays en Europe ont adopté un tel système de régulation. Des grandes métropoles françaises y réfléchissent aujourd’hui. Le tourisme que nous encourageons est un tourisme durable, respectueux de notre environnement, de nos traditions autant que de notre économie. Ces problématiques, vous l’avez bien compris, ne sont pas uniquement liées au transport routier collectif mais également à l’économie touristique et à la valorisation des sites.
 
Ma question sera donc la suivante :
Au moment où nous travaillons à un document déterminant pour les trente prochaines années, et considérant la concertation en cours pour élaborer le PADDUC, êtes-vous prêts, dans le cadre de l’élaboration du SAT et plus précisément du SRIT, à susciter toutes discussions utiles avec les professionnels du transport routier collectif et à initier cette double stratégie, autour de l’amélioration des aires 
d’accueil et surtout, d’une éco-contribution, synonyme de meilleure gestion de nos sites naturels, de création d’emplois et de régulation d’une concurrence parfois déloyale ?
 
Je vous remercie.
Femu a Corsica

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