Femu a Corsica
Màrcuri u 21 d'Aostu 2013

Le texte intégral de la conférence de presse du 21 août 2013 à Bastia

RENTREE POLITIQUE DE FEMU A CORSICA LE 15 SEPTEMBRE A CORTI :
POPULU CORSU, POPULU VIVU !


Le texte intégral de la conférence de presse du 21 août 2013 à Bastia

I – La révision constitutionnelle et les rendez-vous politiques majeurs des mois à venir : u filu di a storia

 

Les rendez-vous politiques de la rentrée, et notamment la session des 26 et 27 septembre consacrée à la révision constitutionnelle, sont décisifs pour la Corse.

Pour mesurer les enjeux, il faut d’abord replacer cette échéance dans son contexte global : pour la période contemporaine et sur le temps long, près d’un demi-siècle de luttes du peuple corse sur tous les terrains, pour préserver sa terre, sa langue, son identité, son économie, tout simplement son droit à la vie.

Sur une période plus récente, depuis plusieurs années,  il est incontestable que l’opinion publique corse a profondément évolué : les idées hier avancées et défendues par les seuls nationalistes ont largement pénétré la société insulaire, et font souvent l’objet d’un large consensus.

Sur la base de ce constat, nous nous sommes prononcés, dès les municipales de 2008 pour la recherche de plate-formes larges entre toutes les forces de progrès, autour de principes clairs (refus du clanisme et du clientélisme), de revendications fondamentales, et d’une logique de projets au service des intérêts du peuple corse.

La validité de cette analyse et de cette stratégie a été notamment confirmée par les résultats électoraux des municipales de 2008, des élections territoriales de 2010, et des législatives de 2011.

 

Elle s’est aussi concrétisée dans le travail mené à l’Assemblée de Corse autour des thèmes fondamentaux que sont la question foncière et sa pierre d’angle, le statut de résident, le statut de coofficialité de la langue corse, la défense des arrêtés Miot et le transfert de la compétence fiscale, le Padduc et ses enjeux, le développement économique, la justice sociale, et l’équilibre territorial.

Pour pouvoir mettre en œuvre les politique dont la Corse et les Corses ont, dans tous ces domaines, un besoin vital, la démonstration a été faite, y compris par les constitutionnalistes français les plus éminents, de la nécessité et de la légitimité d’une révision constitutionnelle.

Au-delà de cette dimension juridique, le processus en cours a bien sûr une dimension politique et dessine clairement un chemin d’espoir, de développement et de paix pour la Corse.

Il appartient à toutes les forces politiques, et au-delà à toutes celles et ceux qui détiennent une partie ou une parcelle de la solution (syndicats, associations, citoyens), de s’engager pour que ce chemin d’espoir soit irréversiblement choisi dans les prochaines semaines et les prochains mois.

Pour sa part, FEMU A CORSICA entend peser de tout son poids, à l’Assemblée et en dehors de celle-ci, pour que le camp du progrès sorte vainqueur des échéances à venir.

 

Aux outrances du camp des archaïsmes (II), à la fermeture affichée par plusieurs responsables politiques français de premier plan (III), FEMU A CORSICA entend répondre, par l’appel à la mobilisation de toutes les forces vives : ce sera l’objet de notre rentrée politique, le dimanche 15 septembre,  sur le thème : « Populu corsu, Populu vivu ! » (IV)

 

II – Les provocations et les outrances du camp des archaïsmes

Face à cet espoir et à cette volonté largement partagée d’engager la Corse sur le chemin de la modernité et de l’émancipation, se dresse depuis plusieurs semaines un front qui coalise tous les archaïsmes.

Son argumentaire est souvent outrancier, voire injurieux. Entre autres exemples, on peut citer :

  • Nicolas Dupont-Aignan, qui, évoquant le statut de résident, parle de mise en place d’un « régime ségrégationniste et xénophobe », ou qualifie le vote historique de l’Assemblée de Corse sur la coofficialité de « provocation » ;
  • Les  porte-parole de l’association « France-Corse » qui remercient l’Etat de leur avoir interdit, enfants, de parler corse, interdiction qui serait à l’origine de leur réussite professionnelle ou sociale (affirmation tournant le dos à toutes les études scientifiques qui démontrent que le bilinguisme et le pluri-linguisme sont, pour tous les enfants du monde, des facteurs d’enrichissement personnel et de réussite scolaire) ;
  • M. Hubert Souillard qui, se prévalant de sa qualité d’ancien élu des Yvelines, dépose une plainte pénale contre Paul Giacobbi et le statut de résident,  en expliquant que « Les non-corses ne doivent pas être les nouveaux juifs de l’île de Beauté ». Sans doute M. Souillard ignore-t-il que Pascal Paoli choisit de faire des Juifs arrivés en Corse des citoyens à part entière au moment où la France les frappait d’ostracisme et d’exclusion ? Ou encore M. Souillard est-il le seul à ne pas connaître la solidarité manifestée par le peuple corse envers les Juifs pendant la seconde guerre mondiale ? 
  • L’impayable Christophe Barbier qui déclare sur Europe 1 : « Dire à ceux qui sont nés dans une région qu’il faut peut être qu’ils aillent découvrir le monde et que si l’immobilier est un peu trop cher là où on est né et bien c’est l’occasion d’aller s’installer ailleurs (…) s’enrichir et revenir au pays à ce moment là avec les moyens d’acheter ». Ce que M. Barbier ose dire, sans que cela ne semble choquer personne dans l’intelligentsia française, sur les jeunes Corses qui devraient accepter l’exil comme seule réponse à la spéculation est tout simplement scandaleux : l’imagine-t-on tenir de tels propos à propos de n’importe quel autre peuple ?

Il ya eu ces derniers mois trop d’attaques généralisées et outrancières contre la Corse et les Corses. Ces mises en cause publiques interviennent parce que leurs auteurs savent qu’ils bénéficient d’une impunité juridique. En effet, dans un arrêt du 3 mars 2002, la Cour de Cassation a jugé que la communauté corse ne peut faire l’objet d’une diffamation, puisque cette communauté n’a pas d’existence juridique et n’est donc pas protégée par la loi

L’impunité juridique doit cesser. 

Femu a Corsica proposera, dès la prochaine session, que l’Assemblée de Corse, dépositaire des intérêts matériels et moraux de la Corse, engage systématiquement des poursuites chaque fois que nécessaire, et prenne une délibération permettant de faire évoluer la loi dans le sens de la prise en compte et de la sanction des atteintes aux intérêts de la Corse et des Corses.

 

III- Le caractère anti-démocratique des positions prises par certains responsables politiques français de premier plan

 

L’Assemblée de Corse travaille depuis des mois sur des réformes vitales pour la Corse.

Or, depuis quelques semaines, plusieurs responsables politiques de premier plan, de gauche comme de droite (Valls, Copé, Bertrand), ont expressément fermé la porte à tout dialogue et à toute évolution constitutionnelle, dans des domaines vitaux comme le foncier ou la langue, et ce y compris en cas de votes majoritaires de l’Assemblée de Corse.

Leurs déclarations respectives font écho, à quarante ans d’intervalle, à celle de Liber Bou affirmant : « Même 200.000 corses autonomistes ne feront pas changer la Constitution ! ».

Cette attitude est un véritable déni de démocratie. Elle ferme la porte à l’espoir, et ne peut que conduire au conflit.

FEMU A CORSICA en appelle solennellement aux responsables politiques française, de gauche et de droite, pour qu’ils cessent de considérer la Corse comme un argument de polémique électorale, et qu’ils se hissent à la hauteur des enjeux : définir et mettre en place un processus politique qui permette de traiter et de régler la question corse.

 

IV – L’appel à la mobilisation : rentrée politique le dimanche 15 septembre à l’Université de Corse sur le thème : « Populu corsu ; Populu vivu ! »

Le rendez-vous aura lieu le dimanche 15 septembre à 14 h 30 à l’Université de Corse.

Eu égard à l’importance des enjeux et des rendez-vous politiques à venir, FEMU A CORSICA entend donner à sa rentrée politique une importance particulière.

 

  • Le choix du thème : en choisissant comme thème « Populu Corsu ; Populu vivu ! », Femu a Corsica entend souligner que  les rendez-vous politiques à venir, et notamment le débat à l’Assemblée de Corse sur la révision constitutionnelle, s’inscrivent clairement dans le fil de l’Histoire, u filu di a storia : celui de la lutte d’un peuple pour son droit à la vie. Celui d’un peuple, dont toutes les forces vives doivent aujourd’hui s’unir et se mobiliser à la veille d’échéances politiques décisives ;
  • Celui du lieu : comme bien d’autres revendications,  celle de l’Université de Corse à Corti était hier marginale, ou utopique : l’Università di Corti est aujourd’hui une institution moderne,  performante, ouverte sur l’Europe et la Méditerranée, qui accueille la jeunesse de Corse et d’ailleurs : elle est aussi le symbole de ce que nous avons collectivement arraché par la lutte, et construit par le travail ;
  • Celui de la forme de la rencontre : au-delà de nos militants et de nos sympathisants, nous appelons à faire de cette réunion de Corti un moment fort de mobilisation, à la veille de la session de l’Assemblée de Corse consacrée à la révision constitutionnelle.

 

APPUNTAMENTU IN CORTI A DUMENICA 15 di SETTEMBRE 

(à 2 ore è mezu dopu meziornu)

RIENTRATA PULITICA DI FEMU A CORSICA NANT’A U TEMA  :

 “POPULU CORSU, POPULU VIVU !”

Femu a Corsica


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