Femu a Corsica
Màrcuri u 2ndu di Nuvembre 2016

Dumanda à bocca, posta da Muriel FAGNI : un manque de synergie au sein de l'économie privée


Dumanda à bocca, posta da Muriel FAGNI : un manque de synergie au sein de l'économie privée
Monsieur le Président,

Depuis 2012 on enregistre une hausse quasi constante du nombre de défaillances d’entreprises en Corse. En effet, à l’origine nous étions bien en deçà de la moyenne nationale, et depuis 2014 les résultats ont rejoint la courbe nationale, puis l’ont dépassée.

Exclusion faite du statut d’autoentrepreneur, la Corse a connu deux périodes : une première de 2000 à 2007, avec une moyenne de 252 défaillances d’entreprises par an, et une seconde de 2008 à aujourd’hui, avec une moyenne de 330 défaillances par an. Soit une augmentation de plus de 30% entre ces deux périodes. La cause principale en étant la crise économique que traverse l’Europe.

Il ne faut pas oublier qu’aujourd’hui, environ 95% des 44 000 établissements en Corse sont des TPE, c’est-à-dire qu’ils ont moins de 10 salariés. Ce sont donc des établissements qui ne peuvent que subir l’évolution trop souvent hésitante de l’économie, et qui ne disposent pas de moyens suffisants pour faire face sans aucune aide.

Comme nous le savons, ces entreprises ne recourent que trop rarement aux dispositifs des aides. C’est d’ailleurs pour cela que vous avez mis en place le nouveau dispositif dit « u pattu impiegu ». Ce qui était plus que nécessaire.

Ce qu’il faut retenir, c’est que malgré ce constat, la tendance générale des créations d’entreprises est à la hausse de 2009 à nos jours. En effet, entre 3500 et 4000 entreprises ont été créées annuellement, avec toutefois, un frein à cette embellie en 2015 (- 5.7% ; en confondant les micro-entrepreneurs, les entreprises individuelles et les sociétés). Désireux de porter plus en avant l’économie privée de notre région, les Corses sont malgré tout prêts à prendre le risque de la création.

Pour tenter de trouver un point d’équilibre entre les créations et les défaillances, il serait judicieux de mieux accompagner ces entreprises qui, je le répète sont majoritairement des TPE. C’est-à-dire qu’elles devraient pouvoir s’appuyer sur des structures appropriées et utiliser des outils adéquats. Cela, tant pour prévenir un risque de défaillance, que d’éviter de nourrir un sentiment d’isolement ou d’abandon.

M. le Président, ne pourrait-on innover en l’espèce et permettre à l’ADEC, dans sa mission même, de concevoir des outils qui permettraient de réaliser une synergie entre toutes ces TPE, à la fois dans la phase de création mais aussi pour prévenir les éventuels risques de défaillance. Je retiens particulièrement le mot « synergie », comme une clé qui permettrait d’ouvrir notre économie sur la porte de l’épanouissement.

Ma question est donc simple M. le Président : est-il prévu dans le futur Schéma Régional de Développement Economique d’Innovation et d’Internationalisation (SRDEII), de mettre en place des outils permettant d’accompagner durablement la phase de création d’entreprise pour éviter le plus possible les écueils et les échecs donnant lieu à des défaillances prématurées ?
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