Femu a Corsica
Venari u 29 di Ghjugnu 2012

DSP au Port de Toulon, FEMU A CORSICA dénonce la méthode de l’exécutif et entend poser sur le fond un certain nombre de questions.


DSP au Port de Toulon, FEMU A CORSICA dénonce la méthode de l’exécutif et entend poser sur le fond un certain nombre de questions.
L’annonce unilatérale de cette proposition d’extension souligne la politique de gribouille menée, en matière de transports, par l’exécutif territorial.

De feuilles de route en reniements, d’annonces fracassantes en volte-face, la politique poursuivie par l’exécutif, si tant est qu’elle soit réellement définie, inquiète aujourd’hui l’immense majorité des Corses de l’ile et de la diaspora.

Alors que la politique de transport devrait être un élément décisif de la politique de développement de notre île, les décisions sont prises en catimini, dans l’opacité totale.

Une fois de plus, une fois de trop, tous les acteurs économiques de l’île (professionnels du tourisme, transporteurs, chefs d’entreprise, agriculteurs, etc…) sont écartés du processus de réflexion et de décision : l’Office des transports dysfonctionne totalement et l’Assemblée semble destinée à n’être qu’une chambre d’enregistrement de décisions élaborées hors de sa connaissance et de son contrôle.

Il y a là une dérive totale de la lettre et de l’esprit de nos institutions, et une carence politique majeure, au moment où la Corse s’apprête à faire des choix cruciaux pour son devenir.

* Sur le fond, l’hypothèse envisagée par l’exécutif soulève de nombreuses questions  que nous ne manquerons pas de poser lors de la prochaine session :

1) Quel rôle ont joué l’Etat et les dirigeants de Veolia dans l’élaboration de ce scenario ? Quelles sont les contreparties secrètes ou à venir (évolution du capital de la SNCM ? Extension de la flotte SNCM ? Commande auprès des chantiers navals français pour relancer l’emploi ?). Où est l’intérêt de la Corse dans ces jeux qui nous échappent ?

2) Dans le mois écoulé, la Corse a connu deux grèves ou menaces de grèves parties de la CGT du port de Marseille qui l’ont profondément affectée, scenario inlassablement répété depuis des décennies. Ceci s’est déroulé dans le mutisme et l’inertie totale de l’exécutif territorial. Le projet d’extension de la DSP au port de TOULON porte en germe le retour à une situation de monopole. Ceci est pour nous clairement inacceptable.

3) Les questions de fond restent plus que jamais posées :
- Quid de l’étude de faisabilité de la Compagnie maritime régionale ?
- Comment refondre la DSP afin d’assurer la prise en compte satisfaisante de trois flux de nature différente : transport de passagers ( et particulièrement des résidents),flux touristiques, activités de fret?
- Quand interviendra enfin l’évaluation des effets sur l’économie corse de la dotation de continuité territoriale (187 millions d’€/an), mécanisme qui n’a jamais fait l’objet d’une évaluation en 40 ans ?
 
FEMU A CORSICA l’a dit en de précédentes occasions.

Le système ancien des transports maritimes a vécu.

Il faut le repenser totalement, en privilégiant les intérêts de la Corse, et non ceux des Compagnies de transports, des lobbies, ou de l’Etat.

Cette refonte du système passe aussi, bien entendu, par le respect des droits acquis des salariés, et par l’engagement financier de ceux qui ont historiquement profité du monopole : l’Etat et le Port de Marseille.

Elle doit intégrer la nécessité d’un service public fort, au périmètre clairement établi, mais sans tendre vers un quelconque monopole, ni programmer la disparition de l’une ou l’autre des compagnies opérant sur la Corse.

En outre, dans une ile trop largement dépendante des importations, les financements octroyés doivent être repensés, dans la perspective d’une économie de production et d’échanges.

Elle nécessite enfin que l’ensemble des acteurs du monde économique et social corse soient impliqués dans la réflexion et l’élaboration du nouveau modèle.

FEMU A CORSICA fera entendre ses propositions en ce sens lors du prochain débat consacré à ce sujet, à l’Assemblée de Corse.

DSP au Port de Toulon, FEMU A CORSICA dénonce la méthode de l’exécutif et entend poser sur le fond un certain nombre de questions.

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