Femu a Corsica
Màrcuri u 7 d'Utrovi 2015

AIÒ CH'HÈ ORA !

FEMU A CORSICA-Tarrituriali di 2015


Quelques jours après le vote du PADDUC, à deux mois jour pour jour du 1er tour des élections territoriales de décembre 2015, le moment est venu pour FEMU A CORSICA de tirer le bilan de notre action pendant la mandature écoulée (I), et de situer les enjeux de l’élection territoriale à venir, qui doit permettre à la Corse et à son peuple de s’engager dans une période nouvelle de notre histoire contemporaine (II).
 
I – LE BILAN DE L’ACTION DE FEMU A CORSICA PENDANT LA MANDATURE
 
Initiée en 2010, à la faveur des élections territoriales, la démarche Femu a Corsica a suscité, dès sa création une adhésion populaire extrêmement forte, autour d’une ligne stratégique claire :
  • fidélité aux fondamentaux et au fil historique de la lutte du peuple corse pour la reconnaissance de ses droits ;
  • la démocratie à la fois dans les moyens de lutte, comme objectif, et comme condition sine qua non de l’émancipation réelle de la société corse ;
  • la volonté de combiner la logique de résistance avec la logique de construction nationale, en recherchant l’établissement de plate-formes avec l’ensemble des forces de progrès, autour des idées essentielles portées par le mouvement national depuis un demi-siècle, et en plaçant l’intérêt général au cœur de chacun des choix et orientations ;
 
Cette stratégie et ces choix ont, en 2010, été validés par près de 26% des électeurs.
Avec 11 élus à l’Assemblée de Corse, Femu a Corsica a réalisé un score particulièrement significatif, et a concouru de façon importante à un élargissement et une progression de l’ensemble du mouvement national qui a totalisé, toutes tendances confondues, 36% des suffrages.

A – Le travail et le positionnement de FEMU au sein et en dehors de l’hémicycle
 
1 – Une force de proposition et de construction

Femu a Corsica s’est inscrit à l’Assemblée de Corse dans une logique :
- de relais des attentes de la société corse : plus de 129 questions orales et 82 motions déposées ;
- de travail constructif au service des intérêts collectifs du peuple corse : présence dans toutes les commissions, toutes les institutions, et plus de 160 interventions de fond lors des débats ;
 
Cet investissement constant a contribué aux délibérations fondamentales qui ont été prises en cours de mandature :
Nous avons également à placer au cœur des débats des dossiers dont le règlement conditionne le développement de notre pays :
  • Mise en place d’une stratégie d’autonomie énergétique, que nous avons défendue avec force y compris dans les luttes de terrain contre le fuel lourd ;
  • Stratégie de développement de la ruralité et des zones montagne au travers du Plan montagne dans le PADDUC, et fiscalité adaptée (Zone Franche Rurale et de Montagne);
  • Lutte pour le statut fiscal (« Arrêtés Miot ») ;
  • Lutte pour le tri et la valorisation des déchets ;
  • Formation ;
  • Lutte contre la précarité ;
  • Création d’une compagnie publique de transports maritimes sous l’égide de la Collectivité Territoriale ;
  • Question foncière dans toutes ses dimensions, essentielle à nos yeux (nous l’avions placée en priorité absolue de notre programme de 2010) ;
  • Inscription de la Corse dans la Constitution, permettant de mettre en œuvre un statut d’autonomie et garantissant à la Corse le pouvoir législatif ;
  • Règlement de la question des prisonniers politiques à travers le rapprochement et l’amnistie ;
  • Internationalisation de la question corse ;
 
Notre action au sein de l’Assemblée s’est bien sûr poursuivie sur tous les terrains de lutte, en créant ou en participant à des collectifs, en s’engageant aux côtés d’autres forces politiques, syndicales, associatives…
La dernière avancée en date dont nous nous réjouissons est bien sûr notre contribution à la sécurisation des Espaces Stratégiques Agricoles au sein du PADDUC.
Après avoir largement contribué au contenu initial du PADDUC, FEMU a expliqué lors de sa conférence de presse à la veille du vote du PADDUC, que le document tel que modifié entre octobre 2014 et avril 2015 ne nous convenait plus, notamment en ce qu’il remettait en cause les mécanismes de protection des terres agricoles.
Nous avons ainsi annoncé que nous voterions contre le document si nos amendements visant à rendre le texte conforme à ses objectifs annoncés (notamment l’inconstructibilité d’au moins 105.000 ha d’Espaces Stratégiques Agricoles) n’étaient pas pris en compte.
Cela a, aux termes de longs débats, été finalement le cas, ce qui a permis d’obtenir un PADDUC qui préserve et prépare l’avenir.
 
2 – La principale force d’opposition au système en place

Certes, des avancées politiques significatives ont été enregistrées pendant la mandature.
Mais elles n’ont pour l’heure pas été prises en compte par l’Etat.
Et la Corse est plus que jamais dans une situation de crise profonde, notamment en matière économique et sociale. Le bilan est aujourd’hui désastreux : 22.000 chômeurs, finances publiques en crise, investissements en berne, menace sur les transports, précarité croissante.
Le contexte économique global contribue certes fortement à ces difficultés.
Mais cet échec est d’abord et principalement celui du système politique traditionnel, dont les pratiques et le mode de fonctionnement sont incompatibles avec la construction d’un pays moderne et émancipé.
FEMU A CORSICA a, tout au long de la mandature, dénoncé et combattu les dérives du système : clientélisme, pressions, choix contraires à l’intérêt général, dérives financières….
Nous avons été au côté des personnels des Agences et Offices pour faire respecter leurs droits. Nous avons systématiquement voté contre le budget présenté par l’Exécutif, en exprimant, par ce vote fondamentalement politique, notre refus de cautionner un certain nombre de pratiques.
Si nous avons fait ces choix, c’est tout simplement parce que nous considérons que la démocratie réelle doit être au cœur de la société corse que nous devons construire.
Parce que nous considérons que la Corse doit rompre avec le système claniste et clientéliste si elle veut construire une économie développée, et des relations sociales fondées sur la solidarité, et non sur l’assistance, l’inégalité et la sujétion.
Cette conviction continue d’être au cœur de nos choix et de notre stratégie au moment d’aborder les élections territoriales des 6 et 13 décembre.

 II – LES ENJEUX DES ELECTIONS TERRITORIALES DES 6 et 13 DECEMBRE 2015
 
Un socle politique large et significatif a été construit durant cinq ans à l’Assemblée de Corse. Le poids des nationalistes, particulièrement celui du groupe Femu a Corsica, est pour beaucoup dans l’obtention de ces votes largement majoritaires, parfois même unanimes. Force est de constater que l’Etat n’a, à ce jour, nullement pris en compte l’expression démocratique de la volonté des Corses.
La mandature qui vient doit donc être celle de la consolidation et de la concrétisation de ces acquis.
Elle doit aussi permettre à notre pays de s’engager de façon irréversible sur le chemin de la démocratie vraie et de l’émancipation.
Les élections de décembre prochain doivent ouvrir un cycle nouveau.
La mandature qui s’achève est restée dominée par les forces politiques traditionnelles. Ces forces politiques traditionnelles sont aujourd’hui traversées par des contradictions profondes, qui se traduisent par une large implosion de la gauche et de la droite. La majorité actuelle était divisée en 4 groupes en 2010, elle est aujourd’hui fracturée en 5, voire 6 groupes d’ici le mois de décembre. Quant à la droite, elle est minée par la situation ubuesque des dernières élections départementales de Corse du Sud, et reste globalement prisonnière d’un discours ultra-conservateur qui tourne le dos à toutes les idées qui sont désormais partagées par une large majorité de Corses, toutes familles politiques confondues.
Dans ce contexte, FEMU A CORSICA considère que le moment de l’alternative est venu.
FEMU A CORSICA entre en campagne. Notre objectif est clair : être en tête au soir du 1er tour, pour proposer aux autres nationalistes et à l’ensemble des forces de progrès la construction d’une alternative au service de la Corse et de son peuple.
Pour cela, notre Projet pour la Corse, qui sera présenté en détail au cours d’une prochaine communication s’organisera autour de 4 axes :
  1. Les revendications fondamentales : Le changement politique historique permettra de poser plus fortement face à Paris la nécessité d’obtenir la coofficialité, un pouvoir législatif de plein droit avec des transferts de compétences vitaux pour notre peuple (droits de succession par exemple…), un statut fiscal adapté, le statut de citoyenneté corse, la maîtrise effective des transports... Et sans attendre, il s’agira d’ores et déjà de mettre en œuvre dans le cadre budgétaire et réglementaire existant, des politiques volontaristes : à titre d’exemples, une véritable politique de « corsophonisation » de la société, ou un plan de lutte contre la spéculation foncière et immobilière favorisant le logement pour les insulaires…
  2. Impulser réellement et concrètement une politique économique à la hauteur des enjeux, et une politique de la solidarité et du partage : Le soutien aux TPE et PME en général avec l’avènement d’outils de financement de crédits appropriés (livret-épargne entreprises par exemple), la simplification administrative radicale et la justice dans l’accès aux aides et aux marchés, une vraie politique d’aménagement du territoire en mutualisant les investissements dans les infrastructures, un accompagnement plus ciblé et plus efficace pour les filières (BTP, Bois, Tourisme), un plan de revitalisation de l’intérieur mettant en valeur les ressources environnementales, naturelles et patrimoniales, des choix budgétaires plus marqués en faveur de la santé, de la solidarité et du logement, une refonte du système de formation et d’insertion….Ces éléments seront au rang de priorités.
  3. Consacrer la rupture avec les dérives, et mettre la démocratie au cœur de chacun de nos choix : Pour mettre en œuvre concrètement le projet, la rupture avec un système qui asservit, mais qui, plus encore aggrave les inégalités et accélère la crise économique, est absolument indispensable. L’égalité d’accès à l’emploi public, la transparence en matière de gestion des fonds publics et de marchés publics, le respect des droits des personnels, la consécration de règles claires et équitables dans tous les domaines de la vie publique doivent être au coeur de la nouvelle gouvernance de la CTC. Pour la Corse d’aujourd’hui et celle de demain, l’injonction de Pasquale Paoli reste plus que jamais d’actualité : « Il faut que notre administration ressemble à une maison de cristal, où chacun puisse voir ce qui se passe. Toute obscurité favorise l’arbitraire et entretient la méfiance du peuple ».
  4. Insérer rapidement la Corse dans une coopération économique et culturelle active en Méditerranée : Une des clés immédiate de mutualisation financière (programmes européens) et infrastructurelle (transports) passe par une coopération active avec le bassin méditerranéen et les territoires frontaliers ou de proximité (Toscane, Ligurie, Latium, Sardaigne, Catalogne..). Cette coopération aura des résultats en termes économiques (activités, baisse des prix, annualisation touristique, nouveaux marchés à l’export immédiat…) mais aussi culturels (plus-value pour notre langue et notre identité).
 
Avà ghjè Ora. La victoire est à portée de main.
 
Elle ne sera ni celle d’un mouvement, ni celle d’une famille politique, mais celle du peuple corse tout entier.

 
Femu a Corsica


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