Une Corse sociale et solidaire

La défense des services publics et une véritable politique sociale

Dumenica 22 Ghjenaghju 2012

La défense des services publics est une nécessité sans laquelle la société Corse de demain ne trouvera pas l’équilibre que nous appelons de nos voeux. Il faut donc s’impliquer dans la sauvegarde de ces services et répondre aux besoins, notamment en luttant pour le maintien d’hôpitaux publics performants sur le territoire.

L’état de précarité dans le domaine des salaires, de la retraite et du logement, à la ville comme dans le rural, nécessite la mise en place d’une véritable politique sociale.

La santé et la ruralité
Il convient également de mettre en place un service de santé adapté au monde rural, permettant une présence constante du milieu médical et d’équipements d’urgence dans ces territoires isolés. La population vieillissante ou isolée ne peut continuer à souffrir de l’absence de soins aujourd’hui constatée dans les cantons les plus démunis. Nous nous sommes donc attachés au rééquilibrage géographique du système de santé insulaire.

L’accession au logement
Il convient de revisiter les politiques de l’habitat afin de permettre l’accession au logement. Mais il ne peut en être raisonnablement question sans une gestion audacieuse et cohérente de notre foncier terrestre et bâti. La pression foncière qui s’exerce, et dont sont responsables les politiques en place, ne peut s’exonérer d’une réponse urgente. La Collectivité territoriale se doit de sauvegarder ce bien collectif qu’est le foncier et permettre son utilisation en terme de développement et non de spéculation débridée (socialement dangereuse), comme c’est actuellement le cas.

Le droit du travail
La Collectivité territoriale doit s’impliquer activement et directement dans les politiques du travail. Les choix liés au temps de travail, à la qualité du travail, à la rémunération et aux droits des salariés relèvent aussi de nos responsabilités.

La famille
Enfin, parce qu’il n’est pas de développement durable ni de politique sociale sans politique familiale, nous avons mené une réflexion sur l’avenir des jeunes ménages dans l’île et, plus particulièrement (parce qu’elles sont les plus touchées par la précarité, le chômage et l’organisation familiale), celui des femmes.

La corsisation des emplois
Cette notion, aujourd’hui largement partagée, bien au-delà des nationalistes, exprime notre volonté de mobiliser chaque Corse, qu’il soit d’origine ou d’adoption, et de l’impliquer dans le projet collectif de construction d’une société moderne.
Femu A Corsica